Arthrose du genou : symptômes, traitements et exercices pour soulager la douleur

Pour soulager l’arthrose du genou, combinez traitements médicaux, exercices doux et perte de poids.

  • AINS en première ligne lors des poussées inflammatoires.
  • Infiltrations de cortisone pour un effet anti-inflammatoire local.
  • Orthèse stabilisatrice pour décharger le compartiment douloureux.
  • Perte de poids réduit la pression sur l’articulation.
  • Kinésithérapie pour renforcer quadriceps et ischio-jambiers.
  • Exercices à faible impact pour préserver la mobilité.

Qu’est-ce que l’arthrose du genou (gonarthrose) ?

La gonarthrose, ou arthrose du genou, est une maladie dégénérative qui use le cartilage articulaire entre le fémur, le tibia et la rotule, à l’image de la douleur à l’omoplate qui peut irradier dans le bras. Cette usure progressive entraîne un rétrécissement de l’espace articulaire et une inflammation locale. Elle touche 65 % des adultes de plus de 65 ans, ce qui en fait une pathologie très fréquente.

Cette affection évolue souvent par poussées inflammatoires douloureuses. Selon son stade, les dommages varient : au degré 1, on observe un rétrécissement mineur de l’espace articulaire, tandis qu’au degré 4, le rétrécissement est prononcé et s’accompagne d’une déformation des parties osseuses, une situation proche de la gonarthrose modérée. La maladie est progressive, mais des traitements existent pour ralentir son évolution.

Symptômes de l’arthrose du genou

arthrose genou que faire
  • Douleur mécanique après effort : la douleur survient ou s’aggrave lors de la marche, de la montée d’escaliers ou en fin de journée, et s’apaise au repos.
  • Raideur matinale limitant les mouvements : le genou est difficile à plier ou à étendre au réveil, généralement pendant moins de 30 minutes.
  • Gonflement (épanchement intra-articulaire) : le genou paraît « gorgé d’eau », chaud et tendu, surtout après une période d’inactivité ou une poussée inflammatoire.
  • Déformation progressive (jambe arquée ou en X) : avec l’usure inégale du cartilage, l’axe de la jambe se modifie, donnant un aspect en varus (jambe arquée) ou en valgus (genoux qui se touchent).
  • Sensation de chaleur locale : une inflammation chronique peut rendre la zone autour de la rotule plus chaude au toucher, sans fièvre générale.
  • Perte de souplesse articulaire : le genou perd progressivement son amplitude de mouvement, rendant difficile de s’accroupir ou de croiser les jambes.

Ces symptômes évoluent souvent par poussées inflammatoires : une période de douleur intense et de gonflement, suivie d’une phase de rémission partielle. Plus l’arthrose progresse (par exemple du degré 1 – rétrécissement mineur de l’espace articulaire – au degré 3 ou 4), plus les signes deviennent constants et visibles, avec parfois une déformation osseuse palpable.

Traitements non chirurgicaux : médicaments, orthèses et kinésithérapie

Traitements médicamenteux et orthèses

  • AINS en première ligne pour soulager la douleur et réduire l’inflammation lors des poussées
  • Infiltrations de cortisone si persistance des symptômes, pour un effet anti-inflammatoire local
  • Orthèse stabilisatrice qui corrige les déséquilibres et décharge le compartiment douloureux du genou
  • Perte de poids réduit la pression sur l’articulation et ralentit l’évolution de la gonarthrose

Kinésithérapie et activités douces

  • Kinésithérapie pour renforcer les muscles stabilisateurs (quadriceps, ischio-jambiers) et améliorer l’alignement
  • Exercices à faible impact recommandés pour préserver l’articulation sans la traumatiser
  • Natation et marche sans impact permettent de maintenir une mobilité fonctionnelle sans douleur
  • Séances adaptées pour les patients en surpoids, avec des mouvements progressifs et sécurisés

Chirurgie du genou : prothèse, arthroplastie et ostéotomie

Lorsque les traitements médicaux ne suffisent plus, la chirurgie devient une option pour éliminer la douleur et retrouver la mobilité. L’arthroplastie totale remplace les surfaces articulaires endommagées par une prothèse complète, ce qui corrige les déformations comme la jambe arquée. Pour une usure localisée, une arthroplastie partielle ne remplace qu’un seul compartiment du genou, préservant les ligaments sains, ce qui facilite des gestes comme s’accroupir après prothèse.

L’ostéotomie est une alternative pour les patients plus jeunes et actifs : elle réoriente l’articulation en coupant et réalignant l’os, ce qui ralentit l’évolution de l’arthrose. Quelle que soit l’intervention, la rééducation post-opératoire est essentielle et inclut des activités douces comme la natation. Votre chirurgien déterminera l’option la mieux adaptée à votre âge, votre niveau d’activité et l’étendue des lésions articulaires.

Causes et facteurs de risque de l’arthrose du genou

L’âge reste le principal facteur de risque, l’arthrose étant souvent dite « primitive » chez les seniors. Plus de 65 % des adultes de plus de 65 ans sont concernés, l’usure du cartilage s’accentuant avec le temps. Le sexe joue aussi un rôle, la gonarthrose étant plus fréquente chez les femmes, notamment après la ménopause.

La surcharge pondérale exerce une pression mécanique supplémentaire sur l’articulation, accélérant la dégradation du cartilage. Un antécédent de blessure (entorse, fracture ou lésion méniscale) ou une mauvaise posture chronique augmentent également le risque. Enfin, des facteurs génétiques et un surmenage des ligaments, notamment des ligaments latéraux, peuvent prédisposer à une évolution plus rapide vers des stades sévères.

Exercices et rééducation pour soulager l’arthrose du genou

  • Auto-mobilisation à domicile simple : réalisez des flexions et extensions douces du genou, assis sur une chaise, pendant 5 minutes chaque matin pour réduire la raideur.
  • Kinésithérapeute conçoit séances adaptées : un professionnel élabore un programme sur mesure, incluant des étirements et des exercices proprioceptifs pour améliorer l’équilibre.
  • Muscles stabilisateurs renforcés régulièrement : travaillez les quadriceps et les ischio-jambiers 3 fois par semaine avec des levées de jambe ou des ponts fessiers pour décharger l’articulation.
  • Natation et marche sans impact : privilégiez 30 minutes de marche sur terrain plat ou de l’aquagym pour solliciter le genou sans aggraver l’usure du cartilage.
  • Fiches exercices (débutant, avancé, surpoids) : suivez des séquences progressives par exemple, 10 répétitions pour un niveau débutant, 15 pour un niveau avancé, et des variantes en position allongée pour les personnes en surpoids.

Pour un genou classé au degré 1 (rétrécissement mineur de l’espace articulaire), le renforcement musculaire stabilise l’articulation et retarde l’évolution. À partir du degré 2 (légères irrégularités de surface), la kinésithérapie devient essentielle pour maintenir la souplesse. En cas de degré 3 (rétrécissement prononcé) ou degré 4 (déformation osseuse), voire une douleur genou stade 5, les exercices doivent être supervisés pour éviter les chocs. La régularité prime : 15 à 20 minutes d’activité douce par jour, comme les exercices d’entorse genou exercices, offrent des bénéfices durables sur la douleur et la mobilité.

Traitements naturels et remèdes de grand-mère

L’embolisation est une technique mini-invasive récente qui réduit l’inflammation locale. Elle permet une amélioration des symptômes dans plus de 85 % des cas, avec un effet durable sur la douleur. Cette procédure se fait sans incision et sous anesthésie locale.

La phytothérapie (harpagophytum, curcuma) et les compléments à base de glucosamine offrent un soulagement temporaire, bien que leur efficacité ne soit pas scientifiquement prouvée. L’acupuncture peut compléter les traitements médicaux pour réduire la gêne quotidienne. Côté alimentation, limitez les acides gras saturés et les sucres pour diminuer les poussées inflammatoires.

Les remèdes de grand-mère (cataplasmes d’argile, compresses chaudes) apaisent localement sans traiter la cause. Ils restent utiles en complément des approches conventionnelles, mais ne remplacent pas un avis médical face à une arthrose évolutive.