Tendinite du tendon d’Achille : symptômes, causes, diagnostic et traitements
Les causes incluent des facteurs mécaniques comme une mauvaise posture du pied.
- Le pied plat et l’hyperpronation sont des facteurs de risque.
- Un bilan postural analyse la statique du pied et les appuis, tout comme une douleur à la vertèbre D12 peut révéler un déséquilibre.
- La douleur est souvent liée à une activité sportive répétitive (course, escaliers), comme dans l’épicondylite du coude.
- Le premier signe est une douleur sourde qui s’installe progressivement, à distinguer d’une rupture du tendon d’Achille.
Diagnostic de la tendinite du tendon d’Achille
Le diagnostic commence toujours par un examen clinique approfondi. Le médecin procède à une palpation du tendon et à un interrogatoire du patient pour comprendre les circonstances de la douleur, son évolution et les activités pratiquées. Cet entretien permet de distinguer une simple tendinite d’une tendinopathie ou d’une rupture partielle.
Pour visualiser l’état réel du tendon, plusieurs examens d’imagerie sont utilisés :
- Radiographie : permet de détecter une inflammation, une rupture partielle, une cicatrisation pathologique ou des calcifications.
- Échographie : idéale pour observer en direct les lésions du tendon, sa structure et son épaisseur. C’est un examen rapide et non irradiant.
- IRM : utilisée pour confirmer le diagnostic lorsque l’échographie n’est pas suffisante, notamment pour évaluer l’extension des lésions internes.
Un bilan postural peut être réalisé en complément, tout comme un épanchement articulaire à la cheville. Il analyse la statique du pied et la répartition des appuis, car une mauvaise posture (pied plat, hyperpronation) est un facteur de risque important de tendinite d’Achille.
Un diagnostic précoce et précis évite l’aggravation de la pathologie et permet de mettre en place un traitement adapté sans délai.
Traitement et soins de la tendinite du tendon d’Achille

Le premier réflexe est de stopper toute activité sportive pour éviter l’aggravation des lésions, comme pour un tendon d’Achille gonflé. Appliquez de la glace sur la zone douloureuse dès les premiers signes pour calmer l’inflammation, comme pour un talon d’Achille gonflé. Associée à un repos relatif, cette mesure permet de réduire l’œdème et la douleur.
La prise de anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peut être prescrite pour diminuer l’inflammation et soulager la gêne. Une prise en charge rapide est cruciale : elle évite l’évolution vers une douleur chronique ou une rupture du tendon. Un bilan médical personnalisé permet d’adapter le traitement à chaque patient.
Consultez un professionnel de santé pour un suivi sur mesure. Une rééducation progressive, incluant des étirements et du renforcement musculaire, favorise une guérison complète sans séquelles, à l’image de la rééducation après une fracture du poignet.
Symptômes de la tendinite du tendon d’Achille
- Douleur à l’arrière du talon : elle se situe précisément au niveau du tendon, entre le mollet et le calcanéum.
- Douleur pendant ou après l’effort : la gêne survient en courant, en montant des escaliers ou en poussant sur la pointe des pieds.
- Marche compliquée avec boiterie : la douleur rend l’appui difficile et modifie la foulée.
- Douleur possible dès le réveil : le tendon est raide le matin, et la première mise en charge est souvent douloureuse.
- Symptôme principal : apparition progressive : la douleur s’installe sur plusieurs jours ou semaines, rarement de façon brutale.
Le premier signe à ne pas négliger est cette douleur sourde qui s’installe peu à peu à l’arrière de la cheville. Au début, elle peut n’apparaître qu’après le sport, puis devenir constante, y compris au repos. Si elle devient vive ou intense, il est impératif de consulter rapidement, car une tendinite non soignée peut évoluer vers une rupture partielle ou totale du tendon d’Achille.
Certains patients remarquent aussi un gonflement localisé et une sensation de frottement au toucher, signe que le tendon est enflammé. La détection précoce de ces symptômes permet de mettre en place un traitement conservateur (glace, repos, rééducation) avant que la lésion ne s’aggrave.
Causes et facteurs de risque de la tendinite d’Achille
Causes mécaniques et sportives
- Manque d’étirements et d’échauffements : des muscles raides et froids augmentent la tension sur le tendon.
- Effort soudain trop brusque : un démarrage en sprint ou un saut sans préparation peut microfragmenter les fibres.
- Surmenage et mauvaise planification : augmenter trop vite la distance, l’intensité ou la fréquence des séances fatigue le tendon.
- Chaussures inadaptées ou usées : des semelles sans amorti ou un talon trop bas modifient la mécanique de la cheville.
Facteurs anatomiques et physiologiques
- Pied plat ou hyperpronation : l’affaissement de la voûte plantaire tord le tendon d’Achille à chaque pas.
- Mauvaise posture générale : un déséquilibre du bassin ou des hanches reporte une contrainte excessive sur le mollet.
- Vieillissement affaiblissant les tendons : avec l’âge, le collagène se raréfie et la circulation sanguine diminue, rendant le tendon moins résistant.
Définition de la tendinite du tendon d’Achille
La tendinite du tendon d’Achille est une inflammation douloureuse du plus gros tendon du corps humain. Ce cordon fibreux relie les muscles du mollet à l’os du talon, permettant la propulsion lors de la marche ou de la course, comme tous les tendons du corps humain. Sa zone est peu vascularisée, ce qui la rend particulièrement fragile et exposée aux lésions.
Si elle n’est pas prise en charge rapidement, cette inflammation peut évoluer vers une tendinopathie dégénérative ou même mener à une rupture partielle ou complète du tendon. La distinction entre une tendinite aiguë et une tendinose chronique est essentielle pour adapter le traitement et éviter des séquelles durables.
